À la rencontre de… Véronique H.

La Marie Debout

5 QUESTIONS
ET UN PORTRAIT ✨ DE NOTRE ÉQUIPE
 
Portrait de Véronique

LMD. – Si tu avais à faire ton portrait en quelques mots, quel serait-il?

VÉRONIQUE. – Je viens d’un petit village, Gentilly, sur la rive sud de Trois-Rivières. Oui! Où il y avait la centrale nucléaire! J’y ai habité jusqu’au Cégep. C’est là que j’ai passé une moitié de vie, entourée de ma grande famille maternelle et où j’ai développé plusieurs amitiés qui perdurent dans le temps, suite à un passage au secondaire, au Collège Notre-Dame-de-l’Assomption.

Sinon, je dirais que je suis une femme engagée, positive et souriante! À mon adolescence, j’ai été impliquée dans divers projets: radio étudiante, conseil étudiant et aussi un voyage de sensibilisation au Nicaragua en 2001. Je me souviens de cette date! Mars 2001: des soldats envahissaient l’Irak alors que je prenais l’avion. C’est une grande aventure qui a débuté à ce moment-là et s’en est suivi un grand intérêt pour les questions liées à la politique, la pauvreté et les relations internationales, dont les relations Nord-Sud. J’ai poursuivi des études en sciences politiques et en études féministes à l’université, entrecoupées d’implications et d’engagements féministes, antiracistes et pour le droit au logement. Ces engagements ont été significatifs puisqu’ils ont toujours guidé mes choix professionnels. J’ai eu la chance de réaliser un stage dans un maison pour femmes victimes de violence conjugale en Équateur et j’ai décidé de poursuivre des études en travail social, afin de m’outiller davantage pour soutenir les femmes.

Aujourd’hui, je me définis aussi comme la maman de deux amours extraordinaires, Benjamin, 3 ans et demi, et Rosalie, 18 mois, que vous pouvez voir sur la photo, et je vis avec mon amoureux et père de mes enfants.

LMD. – Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire partie de l’équipe de La Marie Debout?

VÉRONIQUE. – À vrai dire, c’est un rêve que je caressais depuis plusieurs années de pouvoir travailler dans un centre de femmes! À mon passage à l’UQAM, une amie m’avait demandé de m’impliquer au Centre des femmes de l’UQAM et de devenir trésorière… Cela a été une vraie révélation pour moi: je suis féministe et, bonus, j’aime jouer avec les chiffres et l’organisation!!! J’ai eu la chance de faire un stage en travail social et une implication dans un comité au Centre des femmes d’ici et d’ailleurs dans Villeray en 2012. Ce stage m’a donné envie de travailler dans un centre de femmes. J’ai pu rencontrer des femmes attachantes au parcours très riche. Au plan du travail, c’est polyvalent et les activités et mobilisations se dessinent selon l’actualité et les besoins des femmes. Bref, ça m’a beaucoup parlé.

Lorsque je suis déménagée dans Hochelaga-Maisonneuve il y a quelques années, j’ai entendu parler de La Marie Debout comme un milieu engagé et inclusif. J’ai donc décidé d’appliquer en août dernier et de tenter ma chance comme intervenante communautaire. Je dois dire que c’est un réel privilège de faire partie de l’équipe de La Marie Debout depuis novembre dernier. J’ai hâte de vivre la fin de la pandémie pour pouvoir être au coeur de La Marie Debout avec les femmes!

LMD. – Qu’est-ce qui occupe ton corps et ton esprit en ce moment?

VÉRONIQUE. – Dormir et faire du sport??!! Je blague… mais pas tant que ça! En rapprochant le travail de la maison, la conciliation travail-famille devient vraiment plus facile. Cela dit, je crois que la pandémie a vraiment accentué la charge mentale et disons que je la ressens beaucoup à la maison. Je suis constamment préoccupée par la santé de mes proches et en train de ramasser à la maison des jouets laissés à l’abandon, mon passe-temps préféré! J’espère retrouver mes amies et ma famille dans mon quotidien comme avant et un peu de spontanéité!

LMD. – Quels rêves caresses-tu pour le futur?

VÉRONIQUE. – Je dois vraiment m’arrêter pour penser à cette question… Le quotidien est tellement rapide que de se projeter avec des rêves, pour soi-même ou pour les autres, devient secondaire parfois. Un petit projet pour moi serait de me lancer dans des cours de piano. J’en ai suivi plus jeune et j’ai un clavier à la maison sur lequel je pratique. Plus largement, je nous souhaite du doux, les femmes, qui sommes les premières à écoper des conséquences de la pandémie!

LMD. – Qu’est-ce que tu dirais aux femmes qui ne connaissent pas La Marie Debout?

VÉRONIQUE. – Que c’est un organisme communautaire inclusif où toute femme peut y trouver sa place, que ce soit pour les services, les comités et les différentes rencontres d’éducation populaire ou les mobilisations. Aussi, c’est un milieu avec des pratiques et une histoire riches et inspirantes qui favorisent le sentiment d’appartenance au quartier, aux travailleuses et aux femmes qui fréquentent le centre. L’art y prend une place importante et c’est une richesse à La Marie Debout, car ça permet aux femmes d’être elles-mêmes. N’hésitez pas à venir frapper pour y apporter votre contribution!

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